Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 10:59
Par BOUBAKAR BOCOUM - Publié dans : VIDEO
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 10:25
 BAMAKO DISTRICT
Bamako est la capitale du Mali, sur le fleuve Niger, dans le sud-ouest du pays. En 2006, la ville comptait 1 690 471 habitants (Bamakois). Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique (et le sixième au monde). Bamako est le centre administratif du pays, un important port fluvial et un centre commercial pour toute la région alentour. La capitale Bamako est érigée en district et subdivisée en six communes dirigées par des maires élus. Le site de Bamako a été occupé dès la préhistoire comme l’ont confirmé les fouilles archéologiques de Magnambougou. Bamako, originellement bàmakɔ̌ (« marigot du caïman » en langue bambara), a été fondée à la fin du xvie siècle par les Niaré, anciennement appelés Niakate, qui étaient des Sarakolés. Niaréla, le quartier des Niaré, est un des plus anciens quartiers de Bamako. À la fin du xixe siècle, Bamako est un gros village fortifié de 600 habitants, lorsque le 1er février 1883, les Français, avec Borgnis-Desbordes, y pénètrent. En 1895, elle devient chef-lieu de cercle avant de devenir capitale du Haut Sénégal-Niger le 17 octobre 1899 puis du Soudan français en 1920. Entre 1903 et 1907 est construit le palais de Koulouba, palais du gouverneur puis siège de la présidence de la République à partir de l’indépendance en 1960. En 1904, la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger est inaugurée. En 1905 débute la construction de l’Hôpital du point G. Le 20 décembre 1918, Bamako devient une commune mixte dirigée par un administrateur-maire. Henri Terrasson de Fougères, gouverneur intérimaire (en 1920 et 1921), puis devenu Gouverneur du Soudan français (actuel Mali) du 26 février 1924 à 1931, résidera au Palais de Koulouba à Bamako. Il fut à l'origine d'un grand nombre d'aménagements urbains de la ville. En 1927 est construite la cathédrale. La Maison des artisans est créée en 1931. En 1947 un premier pont sur le Niger est érigé. La grande mosquée de Bamako est construite en 1948. Le 18 novembre 1955, Bamako devient une commune de plein exercice, son maire, Modibo Keïta, est élu pour la première fois un an plus tard, le 16 novembre 1956. Le 22 septembre 1960, l’indépendance du Mali est proclamée et Bamako devient la capitale de la nouvelle république. Démographie et géographie Située sur les rives du fleuve Niger, appelé Djoliba (« le fleuve du sang »), la ville de Bamako est construite dans une cuvette entourée de collines. Elle s’étend d'ouest en est sur 22 km et du nord au sud sur 12 km, pour une superficie de 267 km². Son accroissement démographique est impressionnant : 2 500 habitants en 1884, 8 000 habitants en 19082, 37 000 habitants en 1945, près de 100 000 en 1960 lors de l’indépendance du Mali, l’agglomération compte aujourd’hui plus d’un million six cent mille habitants et continue d'attirer une population rurale en quête de travail (certains experts parlent de trois millions d'habitants en 2007 à Bamako). Cet accroissement incontrôlé entraîne des difficultés importantes en termes de circulation, d’hygiène (accès à l’eau potable, assainissement), pollution… Bamako sur le fleuve Niger Située à 1 000 kilomètres de Dakar et d’Abidjan et à 120 kilomètres de la frontière guinéenne, Bamako est devenu le carrefour de l’Afrique de l'Ouest et accueille une population variée, composée des différentes ethnies présentes au Mali mais aussi issues des pays limitrophes. Climat Bamako occupe la frange la plus méridionale du Sahel africain correspondant à la zone soudanienne. Elle bénéficie de ce fait d'un climat tropical assez humide avec un total des précipitations annuelles de 878 millimètres mais avec une saison sèche et une saison des pluies bien marquées. Le mois le plus sec ne reçoit en effet pas la moindre goutte de pluie (précipitations égales à 0 mm en décembre) tandis que le mois le plus pluvieux est bien arrosée (précipitations égales à 234 mm en août). Les pluies régulières estivales permettent le développement d'une savane arborée ainsi que la culture de plantes telles que le sorgho, le maïs et le coton. La ville de Bamako est divisée en six communes ayant chacune un conseil communal et un maire. Bamako est également érigé en district avec un maire élu par l’ensemble des conseillers. La capitale malienne est dotée de 15 commissariats qui contrôlent chacun un arrondissement de police.
Transport et économie: Une ligne de chemin de fer relie Bamako à Dakar en passant par Kati, Négala, Kita et Kayes. Le réseau routier permet de se rendre vers Koulikoro, Kati, Kolokani, Ségou, Sikasso. L’aéroport international de Bamako-Sénou est situé à 15 km du centre-ville et dessert les principales capitales des pays de la sous-région mais également du reste de l’Afrique et Paris. La navigation sur le fleuve Niger est possible à partir de Koulikoro vers Mopti et Gao. Une bonne partie du transport se fait soit par le fleuve Niger, notamment par la Compagnie malienne de navigation, soit par les routes asphaltées qui relient Bamako aux principales grandes villes des régions. Le taxi-brousse est l'un des principaux éléments du transport routier malien. La ville de Bamako est située de part et d’autre du fleuve Niger. Deux ponts relient les deux rives : le pont des Martyrs (ancien pont de Badalabougou achevé en 1960 et rebaptisé en mémoire des manifestants tués en mars 1991 par le régime de Moussa Traoré) et le pont du roi Fahd d'Arabie saoudite, du nom du bailleur de fond. Une chaussée submersible est praticable en dehors de la saison des pluies. Un troisième pont est actuellement en projet, financé par la République populaire de Chine. Localisé à hauteur de Sotuba, il a comme objectif de désengorger la circulation dans la ville7. L’agriculture est limitée essentiellement au maraîchage, la pêche (malgré la présence de pêcheurs bozos) et l’élevage sont peu développés. Artisanat au centre de Bamako Le district de Bamako concentre 70 % des entreprises industrielles. Le secteur tertiaire est le plus développé, notamment l’artisanat (avec notamment la Maison des artisans) et le commerce. Mais Bamako est aussi le siège des grandes entreprises et des administrations du pays. L'électricité, dont la distribution est assurée par Énergie du Mali, provient du barrage hydroélectrique de Sélingué. La distribution d’eau potable à Bamako et à Kati est assurée par une station de pompage sur le fleuve Niger. Cependant, la capacité de 135 000 m³ d’eau potable par jour est insuffisante pour assurer les besoins estimés à 152 000 m³ durant la saison chaude entre avril et juin. Durant cette période, les quartiers situés en hauteur connaissent de fréquentes coupures d'eau dans la journée. Une nouvelle station de pompage doit ouvrir à Kabala en 2009. L’hôpital du point G, construit entre 1906 et 1913, couvre une superficie de 25 hectares. Ancien hôpital militaire, devenu hôpital civil peu avant l’indépendance du Mali, il se situe sur une colline surplombant Bamako, nommée par le colonisateur français Point G. Le contrat d'exécution de la construction d’un nouvel hôpital à Bamako, dénommé Hôpital du Mali et permettant de désengorger les hôpitaux Gabriel Touré et du point G, a été signé le 27 décembre 2008. Construit dans le quartier Yirimadio (rive droite de Bamako), il comprendra un département mère-enfant (pédiatrie et gynécologie-obstétrique), un département de médecine interne, d'imagerie médicale et un service d'hospitalisation de 150 lits, ainsi qu’un service d’urgence-réanimation, un service technique de blocs opératoires, une unité d'hospitalisation du jour ou de courte durée. Cet hôpital est financé et équipé par la coopération chinoise. Relations internationales . Bamako est l'hôte de nombreuses manifestations internationales, comme le sommet Afrique-France en 2005 ou le Forum social mondial qui s'est tenu à Bamako du 19 au 23 janvier 2006. Monuments et sites Momument de l'indépendance Bamako étant la capitale politique et administrative, les principaux ministères se situent dans le quartier du Fleuve. La présidence de la République est installée dans le Palais de Koulouba, situé sur une colline baptisée par les Bamakois « colline du pouvoir ». Ce palais a été construit en 1908 pour abriter la résidence du gouverneur du Soudan français pendant la colonisation. Le Musée national du Mali a été construit en 1979 par les architectes Jean-Loup Pivin et Pascal Martin Saint-Léon, en banco stabilisé en s’inspirant du style soudanais. Il propose plusieurs expositions à partir de nombreux témoignages matériels de la vie culturelle des sociétés maliennes : sur l'artisanat traditionnel et moderne, la vie quotidienne, la statuaire, les objets de culte ou de pouvoir… Il met en valeur les arts contemporains : les arts plastiques ou la photographie, ainsi qu’une collection sur la préhistoire au Mali. À proximité se trouve un jardin botanique présentant les principales espèces caractéristiques ainsi qu’un parc zoologique de 17 hectares. Le Marché rose est situé au cœur de Bamako. Construit pendant la colonisation, il fut dévasté par un incendie en 1993 puis reconstruit. Il est le poumon économique de la ville, avec l’autre grand marché, celui de Médine. La Maison des artisans, construite en 1933, est située à proximité de la grande mosquée. Elle regroupe les différents types de productions artisanales du pays (bois, or, fer, cuir…). Le Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba qui se trouve au bord du fleuve Niger à Badalabougou est l'espace culturel qui abritte les grandes rencontres artistiques et culturelles nationales et internationelles. Manifestations culturelles [modifier] Bamako abrite différentes manifestations d'ampleur nationale et internationale, comme les Rencontres africaines de la photographie et le Festival international de percussion de Bamako. Le Festival des réalités est un festival de théâtre se déroulant à Bamako au mois de décembre. Ce festival a été créé en 1996 par Adama Traoré, comédien, metteur en scène et professeur d’art dramatique à l’Institut national des Arts de Bamako. Il est organisé par l’association malienne Acte Sept. Le Festival du Théâtre des Réalités se développe, depuis la 2e édition du festival en 1997, dans le cadre d’un partenariat avec la ville d’Angers. Il est devenu biennal depuis 2000. La 7e édition a eu lieu du 10 au 17 décembre 2004. Ce festival théâtral propose une ouverture pluridisciplinaire avec de la danse, de la musique, des arts visuels. Outre une programmation de qualité avec des créations théâtrales provenant d‘Afrique de l’Ouest, il propose des lectures publiques, des conférences et des stages pour les professionnels. Le festival est ancré dans les réalités de l’Afrique d’aujourd’hui (le thème de la 7e édition était « Femmes et stéréotypes »). Son ambition est de favoriser la rencontre des différents acteurs culturels : artistes, diffuseurs, public, médias… La première édition du festival Les Voix de Bamako, organisé par l’association Kolomba au Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ. Il a comme objectif la promotion de la tradition, de l’art et de la culture du Mali et de l’Afrique12. Espaces Culturels et musées [modifier] Centre Culturel Français13. Bibliothèque nationale du Mali abritant la Maison africaine de la photographie. Le musée de la Femme. Le Musée national du Mali (les coutumes et le textile). Le site archéologique et les peintures rupestres. Le Conservatoire des Arts et Métiers multimédias Balla Fasseke Kouyaté est un établissement d’enseignement supérieur dans les domaines artistiques : danse, musique, art plastique et multimédia. Il est dirigé par Abdoulaye Konaté14. Palais de la Culture Amadou Hampaté Ba Sports [modifier] Plusieurs stades sont construits à Bamako : stade Mamadou Konaté, stade omnisports Modibo Keïta, stade Ouenzzin Coulibaly, stade du 26 mars. La plupart de ces stades ont été agrandis et modernisés pour la Coupe d'Afrique des nations de football 2002 qui a eu lieu au Mali. Le Stade Malien, le Djoliba AC et le Centre Salif Keita sont des clubs de football basés à Bamako. Le Panafrican meeting est un meeting d'athlétisme qui se déroule chaque année à Bamako. Religion Archidiocèse de Bamako Cathédrale de Bamako La population est à 90 % musulmane. On rencontre à Bamako beaucoup d'écoles coraniques et plus de cent mosquées. Quartiers Vue de Bamako Bamako compte soixante quartiers, parmi lesquels : ACI 2000, Baco Djicoroni (« derrière le fleuve »), Badalabougou, Badiabougou, Badialan, Bagadadji, Bamako Coura, Banankabougou, Bankoni, Bolibana (« la course est finie »), Bougoudani, Boulkassombougou, Bozola (« chez les Bozos »), Daoudabougou, Dar Salam, Dianequela, Djélibougou (« le quartier des griots »), Djicoroni, Dravéla Faladié, Garatiguibougou, Hamdallaye, Hippodrome, Kalaban, Kalaban Coura, Konatebougou, Kondianbougou, Korofina, Koulouba (« la grande colline », site de la Présidence), Lafiabougou, Lassa, Magnambougou, Médina Coura, Minkorobougou, Missira (« quartier de la mosquée »), Moussabougou, Niamankoro, Niaréla, Ouolofobougou (« le quartier des Wolofs15 »), Point G (site de l'hôpital), Quartier du fleuve, Quartier Mali, Quartier Niger, Quinzambougou (« quartier des « 15-Ans »16 »), Sabalibougou, Sanfile(« sans fil17 »), Sébénikoro, Senou, Sogoniko, Sokorodji, Sotuba, Titibougou, Tomikorobougou, Torokorobougou, Yamakoro, Yirimadio. Bamako est aussi le titre et le cadre du film du cinéaste mauritanien Abderrahmane Sissako, (2006). Personnages célèbres Mahamadou Diarra dit Djila, footballeur, milieu de terrain du Real Madrid Salif Keïta, footballeur, Ballon d'or africain en 1970 Seydou Keita, footballeur, milieu de terrain du FC Barcelone Adama Coulibaly, footballeur jouant dans le club de l'RC Lens au poste de défenseur central Amadou et Mariam, musiciens et chanteurs Djelimady Tounkara, guitariste
1-KAYES 
KAYES  est une grande ville de l’Ouest du Mali à 495 km au nord-ouest de Bamako, sur les rives du fleuve Sénégal. Elle est la capitale de la première région administrative et le chef-lieu du cercle qui portent son nom. Elle comptait 80 146 habitants en 20051. Son nom vient du soninké, du mot karré qui signifie « marigot » (bas-fond humide qui est inondé en saison de pluie). Histoire Enfants de l'École des Otages créée à Kayes par Galliéni (1887-1888) Kayes, pont sur le Sénégal et ancienne chaussée submersible En 1892, Kayes devient la capitale du Soudan français (colonie française du Haut-Sénégal-Niger (Bamako deviendra la capitale le 17 octobre 1899). La commune mixte de Kayes est créée le 20 novembre 1918. Kayes devient une commune de plein exercice en novembre 1955. Géographie Kayes est surnommée « la cocotte-minute de l'Afrique » en raison de sa moyenne de température très élevée. En effet, elle est entourée de massifs montagneux très riches en fer qui contribuent à l'élévation de la température. Différents sites se trouvent dans les environs de Kayes : le fort de Médine à 12 km de Kayes ; les Chutes du Félou (16 km) ; les Chutes de Gouina à 80 km au sud-est de Kayes sur le fleuve Sénégal ; le tata de Koniakary construit par El Hadj Oumar Tall à 70 km au nord-est de Kayes ; le lac Magui et le lac de Doro ; le barrage hydroélectrique de Manantali
Économie et transport :Kayes est située sur la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger construite lors de la colonisation française à la fin du xixe siècle. En 2003, le conflit ivoirien en bloquant les transports vers le sud a réactivé la voie ferrée et la ville de Kayes. Le désenclavement au niveau de l’accès routier est actuellement en cours : les routes menant vers le Sénégal et vers Bamako viennent d'être achevées. Un aéroport permet des liaisons régulières vers Bamako. La ville de Kayes est jumelée depuis le 30 novembre 1990 entre le Syndicat d'agglomération nouvelle devenu Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne composée des communes d’Évry, Ris-Orangis, Courcouronnes, Bondoufle et Lisses) 
2-KOULIKORO:
Koulikoro est une ville du Mali, capitale de la deuxième région administrative et chef-lieu de cercle. Elle est située sur les rives du fleuve Niger, à 59 km au nord-est de Bamako. Économie et transport La ville de Koulikoro est très industrialisée. Elle est le terminus de la ligne de chemin de fer du Dakar -Niger. C’est un port important qui permet la desserte fluviale par la Compagnie malienne de navigation de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao entre août et novembre, à la fin de la saison des pluies. Plusieurs sociétés sont installées à Koulikoro : L’Huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA) la Compagnie malienne de navigation (COMANAV) l'Industrie de construction navale (INACOM) les Grands Moulins du Mali (GMM) la Briqueterie moderne du Mali 
Histoire :C’est sur le site de Koulikoro qu’a eu lieu la grande bataille historique, en 1235, entre Soumaoro Kanté, roi du royaume de Sosso, et Sundjata Keïta, roi du Mandé, futur empereur du Mali. Dans la colline sacrée (Nianan Kulu) aurait disparu Soumaoro Kanté. Koulikoro a été fondée par un Bambara, Dioba Diarra, qui, venant de Faroko dans le cercle de Ségou, s’installa avec son frère d’abord à Kélé, puis à Kélan et Kayo avant de s’installer au pied de la montagne (« Koulo koro » en bambara). Ce qui était au départ un simple hameau devint un village puis la capitale du Meguetan, une principauté bambara affiliée au Royaume bambara de Ségou. En 1884, le capitaine français de Lanneau signe un traité de protectorat avec Ouodiou Diarra, chef de village de Meguetan de Koulikoro. La subdivision a été créée par les colonisateurs français en 1889 et fut érigée en cercle le 17 avril 1957. En novembre 1955, Koulikoro devient une commune de moyen exercice. Le 2 mars 1966, Koulikoro devient une commune de plein exercice. Koulikoro s’est développée avec la ligne de chemin de fer du Dakar- Niger. Le 10 décembre 1904, le premier train entrait en gare de Koulikoro, terminus de la ligne reliant la capitale sénégalaise au fleuve Niger. En 1979, Koulikoro devient la capitale administrative de la deuxième région du Mali.
3-SIKASSO
La région de Sikasso est la troisième région administrative du Mali. Elle s’étend sur 71 790 km². Sa capitale est la ville de Sikasso. La région de Sikasso est limitée au nord-ouest par la région de Koulikoro, au nord-est par la région de Ségou, à l’ouest par le Burkina Faso, au sud par la Côte d’Ivoire et à l’est par la Guinée. La région compte 1 609 967 habitants. Différentes ethnies vivent dans la région : Sénoufos, Miniankas, Peuls, Bambaras, Bobos. La région est traversée par de nombreux cours d’eau, affluents du fleuve Niger : le Wassoulou, le Baoulé, le Bagoé, le Banifing… Le climat est de type tropical soudanien, avec des précipitations plus élevées que la moyenne du Mali. Les grandes villes de la région sont Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kadiolo, Yanfolila et Kolondiéba. Transport et économie La région est desservie par l’aéroport de Sikasso. Le réseau routier principal permet la liaison Bamako- Bougouni- Sikasso et Bla -Koutiala- Sikasso et la frontière ivoirienne. La clémence du climat et la fertilité des sols font de la région « le grenier » du Mali. Les productions agricoles sont en effet importantes : céréales et fruits (notamment les mangues). La culture du coton est particulièrement développée (deux tiers de la production malienne). La culture du thé a été développé dernièrement. Le sous-sol est riche en minerais (lithium, or, aluminium, nickel, diamant). La région de Sikasso est la deuxième région industrielle du Mali, après Bamako. Située au carrefour des pays côtiers, notamment de la Côte d’Ivoire et des pays enclavés (Mali et Burkina Faso), la région a profité des transferts de marchandises mais a subi les contrecoups de la guerre civile de Côte d'Ivoire. Histoire Sikasso est une cité sénoufo fondée au XIXè siècle par Mansa Douala qui régnait sur le royaume du Kénédougou. Son fils, Tiéba Traoré, qui régna de 1876 à 1893, fit construire le tata (forteresse défensive autour de la ville) pour protéger la capitale du royaume contre les attaques de Samory Touré et de l’armée coloniale française. Pourtant, la ville, assiégée pendant deux semaines et bombardée, tombera le 1er mai 1898. Babemba Traoré qui régnait alors se donna la mort plutôt que d’assister à l’entrée des troupes coloniales dans Sikasso. 

Culture:Dans ce « pays des Sénoufos », le balafon est l’instrument traditionnel, présent dans toutes les fêtes et cérémonies. Néba Solo (de son vrai nom Souleymane Traoré) est un grand balafoniste de la région. Chaque année, la fête du balafon a lieu à Sikasso. La région de Sikasso est divisée en sept cercles : (Bougouni, Kadiolo, Kolondiéba, Koutiala, Sikasso, Yanfolila et Yorosso) regroupant 148 communes.

4-SEGOU
Segou est la quatrième région administrative du MALI. 
Le Royaume bambara de Ségou s’étend sur grande partie de l’actuel Mali entre la fin du xviie siècle et 1861.
Au milieu du xviie siècle, les Bambaras créent avec Kaladjan Coulibaly un royaume animiste autour de Ségou. Kaladjan Coulibaly règne pendant trente ans (1652-1682) mais ne réussit pas à fonder un État stable. Ses successeurs seraient les rois Danfassari (1682-1697) et Souma (1697-1712).

C’est avec Mamari Coulibaly, dit Biton Coulibaly, que le royaume va asseoir son autorité. Mamari Coulibaly, fils de chasseur, était reconnu par ses pairs comme chef d’un « ton ». Le « ton » est un regroupement, sur une base égalitaire, de jeunes d’une même classe d’âge d’un village qui se réunissent régulièrement notamment pour boire la fameuse bière de mil, le « dolo ». Biton Coulibaly structure les tons en véritable armée de métier composés de volontaire, les « tondjons » (serviteurs du ton) mais où sont également incorporés d’office les captifs de guerre et les habitants qui n’arrivent pas à payer l’impôt obligatoire sur le dolo. S’associant aux Somono, une ethnie de pêcheurs, il crée une flotte de guerre. Biton Coulibaly règne de 1712 à sa mort en 1755. Pendant son règne, les limites du royaume s’étendent sur les deux rives du Niger, entre Bamako et Tombouctou.

Le fils de Biton, Dinkoro Coulibaly succède à son père en 1755. Il est assassiné en 1757 pour « cause de tyrannie ». Son frère, Ali Coulibaly, musulman, tente d’interdire les cultes animistes et la consommation de dolo. Il est à son tour assassiné. L’anarchie s’installe avec une succession de rois victimes de coups d’État perpétrés par les tondjons.

En 1766, Ngolo Diarra, un esclave affranchi des Coulibaly s’empare du trône et rétabli l’autorité sur les tondjons. Il règne jusqu’en 1790 (ou 1792). Il organise le commandement du royaume en plaçant ses fils aux commandes des différentes localités. Il meurt au retour d’une campagne contre les Mossi, à Riziam (dans l’actuel Burkina Faso).

Son fils Monzon Diarra lui succède. Régnant de 1790 (ou 1792) à 1808, il étend le royaume, en envahissant le Royaume bambara du Kaarta et en conquérant notamment Tombouctou en 1800. Son fils Da Diarra (1808-1827) lui succède et poursuit l’alargissement du royaume. Il résiste à l’Empire peul du Macina de Sékou Amadou qui a lancé une guerre sainte contre les animistes . Les frères de Da se succèdent ensuite : Tiéfolo Diarra (1827-1840), Kirango Ba (1840-1848), Nalenkoma, Massa Demba (1851-1854), binamari dit Torokoro Mari (1854-1855) et Wetala Ali (1855-1861). Mais le Royaume bambara de Ségou s’affaibli.

En 1861, El Hadj Oumar Tall s’empare de Ségou et met fin au royaume Bambara.

La légende de la fondation du Royaume Bambara de Ségou 

Ce sont deux frères, Niangolo et Baramangolo, qui seraient à l’origine de la fondation des royaumes bambaras de Ségou et de Kaarta. Poursuivi par des assaillants, ils arrivent devant le fleuve Niger où ils ne trouvent pas de pirogues pour traverser. Ils réussissent à traverser grâce à un poisson, un silure, qui se serait métamorphosé en pont. D'aucuns disent que le silure les auraient transportés sur son dos pour traverser le fleuve. En langue Bambara Kulun-Bali (Coulibaly par le Colon) veut dire "Sans Piroque". [Kulun]=Pirogue, [Bali]=Sans, Negation. Voila pourquoi les Coulibaly ne mangent pas les silures (ou ne devraient pas en manger!).

Mamari Coulibaly est l’arrière-petit-fils de Niangolo.Son pére est Soma et son grand-pére fils de Niangolo se nomme Danfassari. Surprenant la fille de Faro, génie du fleuve, en train de voler des aubergines dans son champ, il lui laisse la vie sauve. Pour le récompenser, Faro lui met une goutte de son lait dans chaque oreille, ce qui lui permet d’entendre les complots qui se trament contre lui.

C'est aux alentours de 1715 que Mamari Koulibali prend le pouvoir à Ségou grâce à son "ton" qui est une association composée de personnes de même clase d'âge. Ce ton regroupait des personnes de différentes ethnies, des animistes comme des musulmans.Mmari étant chef du ton s'empare de Segou et prête serment d'allégeance à cette association. De là vient le nom de bi-ton ( fils du ton en peul) alors que ses camarades vont former l'armée de son nouveau royaume sous l'appellation de ton-dion( esclave du ton en bambara). Il va régner pendant 40 ans. Son fils Dinkoro (1755-1757) lui succèdera. Ce dernier a laissé dans l'imagerie poulaire son caractére tyrannique et sera assassiné par les tondions. La succession de Dinkoro sera assurée par son frére Ali(1757-1759), un musulman qui a essayé de convertir à sa religion ses sujets, majoritairement animistes. Ali sera déposé par les tondions à cause de sa religion. De 1759 à 1760, des luttes pour le pouvoir entre les chefs tondions, anciens compagnons de Biton, caractérisent cette partie de l'histoire ségovienne. C'est un des chefs tondions Ngolo(c.1720-1720) Diarra qui va rétablir l'ordre en prenant le pouvoir(1766-1790) et établir sa propre dynastie, les Ngolossi (1766-1861)


5-MOPTI
La région de Mopti  est limitée au nord par la région de Tombouctou, à l’ouest par la région de Ségou, au sud-ouest par la région de Sikasso et au sud-est par le Burkina Faso. La région compte 1 735 340 habitants. Différentes ethnies vivent dans la région : Bozos, Sonrhaïs, Dogons, Maures et Peuls. La région est traversée par le fleuve Niger. Le Bani, son affluent, le rejoint à Mopti. La région se partage en plusieurs zones : le delta central du Niger autour de Mopti, la falaise de Bandiagara et la plaine de Bankass le long de la frontière du Burkina Faso. Le mont Hombori, point culminant du Mali, culmine à 1 153 mètres. Le climat est de type sahélien. Les grandes villes de la région sont Mopti, Sévaré, Djenné, Bandiagara, Bankass et Youvarou. La réserve de Bay est située dans cette région. La région est desservie par l’aéroport de Mopti, qui est situé sur la commune de Sévaré. Par le fleuve Niger, on peut rejoindre Koulikoro, Djenné, Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. La région de Mopti étant bien irriguée, l’agriculture est prospère. La pêche est un secteur important. Mopti est un carrefour commercial entre le nord et le sud du Mali et les pays limitrophes. Le tourisme est bien développé dans cette région, notamment les villes de Djenné et de Mopti et le pays Dogon. En partant de Mopti, des pirogues peuvent amener les touristes en un très agréable voyage sur le fleuve Niger. Le long des berges défilent de multiples activités et l'on découvre des villages spécialisés dans une fonction économique bien distincte ; comme le village des pêcheurs et le village des potiers. La ville de Mopti, ancien village bozo nommé Saghan, a pris son essor avec l’installation du roi Sékou Amadou en 1820 puis avec l’Empire toucouleur d’El Hadj Oumar Tall. La région est un creuset composé de différentes ethnies qui vivent en harmonie les unes avec les autres. Plusieurs langues sont parlées dans la région : le bambara, le dogon, le sonrhaï, le bozo et le peul. La ville de Djenné et la falaise de Bandiagara sont classées sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. La région de Mopti est divisée en huit cercles (Bandiagara, Bankass, Djenné, Douentza, Koro, Mopti,Ténenkou, Youvarou) regroupant 108 communes. 

6-TOMBOUCTOU VILLE DES 333 SAINTS:
 Tombouctou (Timbuktu ou Tin-Buktu en tamasheq) est une ville située sur le fleuve Niger au Mali. Elle est surnommée « la ville aux 333 saints » et « la perle du désert ». Tombouctou est aussi le nom d'une des huit régions qui composent le Mali et le gouverneur de cette région siège dans la ville du même nom. Le nom « Tombouctou » viendrait du tamasheq, langue des Touareg qui auraient fondé la ville au xiie siècle, de Tin (ou Tim), qui signifie « endroit » ou « lieu », et de Bouctou, nom donné à la femme présente à l'arrivée des Touareg, gardienne d'un puits, et qui désignerait une personne originaire d’Essouk – ce qui donne « le lieu de Bouctou ». À cette étymologie proposée par Abderrahamne es-Saâdi au xviie siècle dans son Tarikh es-Sudan (Histoire du Soudan), l’explorateur allemand Heinrich Barth au XIXè siècle, lui, donne une origine songhaï du mot Tombouctou qui désignerait une « dépression entre les dunes ». La ville a construit sa prospérité sur les échanges commerciaux entre la zone soudanaise du Sahel africain et le Maghreb. Elle eut son apogée au XVIè siècle. Sa richesse déclina lorsque les Européens ouvrirent la voie maritime pour le commerce entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire. La légende (dans le Tarikh es-Soudan) rapporte que Tombouctou fut formée autour du puits d'une femme appelée Bouctou, (originaire d'Essouk) d'où le nom de la ville (Tin Bouctou, le puits de Bouctou). Les premiers campements pourraient remonter aux premiers siècles de l'histoire écrite. Campement des nomades berbères du XXIIè siècle, la ville n'apparaît cependant dans l'histoire qu'au XIVè siècle : l'empereur du Mandé Mansa Moussa y fit construire une prestigieuse mosquée, par l'architecte Abou Ishaq es-Sahéli. Au XVè siècle, la construction par une vieille femme de la mosquée de Sankoré, qui comprenait une medersa, est à l'origine d'une université islamique de renommée internationale. Jusqu'à 25 000 étudiants fréquentèrent la ville sous le régime de Sonni Ali Ber (Sonni Ali le Grand). Le déclin de la ville commença au XVIIè siècle avec l'instabilité politique et l'apparition de la traite des Noirs qui rapprochait le commerce des côtes. Le XI è siècle est la date de Fondation supposée de la ville par les Touaregs. En 1325 L'empereur Mansa Moussa commence la construction d'une mosquée prestigieuse Djingereiber achevée en 1328. En 1353 Le voyageur tangérois Ibn Battûta visite la ville. Vers le XV è siècle fut Construite la mosquée de Sankoré, aux dimensions de la Kaaba. Sonni Ali Ber, empereur songhaï s’empara de la ville en 1458. 1590 Chute de l'Empire songhaï, la ville passe sous domination marocaine. En octobre 1591 Soulèvement de la ville, les plus illustres savants de la ville dont Ahmed Baba sont exilés à Marrakech. 1630 Le chroniqueur Abderhaman Sâdi décrit sa ville dans son Tarikh es-Soudan. 1760 Les Touaregs chassent les derniers Marocains de la ville. 1825 L'Empire peul du Macina conquiert la ville. En 1826 Le major Alexander Gordon Laing visite la ville. Pris pour un marchand d'esclaves concurrent, il est assassiné. Le 20 avril 1828 Dissimulé sous le costume d'un lettré musulman, le Français René Caillié entre dans la ville. Son récit de voyage fait grand bruit en Europe. 1844 Mort de Sékou Amadou, la ville s'émancipe. 1853-1854 L'explorateur allemand Heinrich Barth passe six mois à Tombouctou. 1892 Chute de la colonne Bonnier par les Touareg Ioullemiden et Igdalen après avoir occupé Tombouctou. 1894 La ville est prise par les colonisateurs français. 1914 Fin de la pacification des zones du Nord du Mali. 1988 La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco. 27 mars 1996 Cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlent 3 000 armes utilisées durant la rébellion.
Géographie :La ville est située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara. Elle était reliée au fleuve par des canaux qui ne sont plus fonctionnels aujourd'hui, et est desservie par le port de Kabara, à 12 km plus à l'est. Depuis plusieurs années, la ville est menacée par l'avancée des dunes (ensablement). Sous l'impulsion de l'UNESCO, des travaux de stabilisation des dunes ont été entrepris. Climat Tombouctou appartient à la frange la plus septentrionale du Sahel africain et donc à la plus aride. Les précipitations annuelles sont en moyenne de 160 mm et se concentrent durant les quatre mois d'été au moment de la mousson. Le mois d'août est le plus pluvieux avec un total de 63.5 mm, mais les pluies sont irrégulières d'une année sur l'autre. Quant aux températures, elles connaissent des variations saisonnières et diurnes importantes. En été les températures maximales dépassent les 40°C (T max=42,0°C en mai) tandis qu'en hiver les températures minimales descendent en dessous de 15 °C (T min=12,6°C en janvier). Dans ces conditions il ne peut pousser seulement qu'une maigre végétation et les cultures sont impossibles sans irrigation. Tombouctou a actuellement une population estimée à environ 32 000 personnes en 2006. Cependant, au faîte de sa grandeur au XV è siècle, la ville comptait environ 100 000 habitants dont 25 000 étudiants pour la seule université de Sankoré. Le cercle de Tombouctou comprend les communes de Alafia, Ber, Bourem-Inaly, Lafia, Salam et Tombouctou. La ville est le centre administratif de la région du même nom. Elle abrite les principaux services publics et est aussi le siège des ONG qui travaillent dans la zone. C'est encore un centre de négoce de produits de base, particulièrement du sel, qui est extrait des mines de Taoudeni à 700 km plus au nord et amené lors de l'Azalaï à Tombouctou. Ce transport, des plaques de sel de 40 kg chacune, se fait de moins en moins à dos de dromadaires, et de plus en plus à bord de camions. La ville travaille également le textile, le cuir, et divers objets d'artisanat touareg. Centre touristique, Tombouctou abrite deux hôtels et plusieurs agences de voyages. On y accède par avion (vol hebdomadaire, via Mopti, lorsque le nombre de passagers est suffisant..), en voiture par une piste difficile en provenance de Douentza et en empruntant le bac pour franchir le Niger ou bien en caravane par le désert. Un canal, qui avait disparu à cause de l'ensablement, reliait la ville directement au fleuve Niger. Le gouvernement libyen a accordé un financement pour son curage, son rétablissement est effectif depuis septembre 2007. Tombouctou est aujourd'hui plus connue par sa légende que par les différents sites présents, cependant, différents lieux sont dignes d'intérêt. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988. Première caractéristique de la ville, le désert est très proche des premières maisons. On trouve à différents endroits plusieurs zones de culture en terrasse, disposées en entonnoir autour d'un puits ou d'un point d'eau. Ces puits de Bouctou sont un bel exemple de culture dans un environnement difficile. L'ensemble des maisons est construit en banco mais à Tombouctou le crépi est remplacé par un parement en pierres. Les trois mosquées de la ville, Djingareyber, Sidi Yahiya et Sankoré, sont la mémoire de l'apogée de la ville. Seule la première se visite. On peut aussi visiter les restes des maisons qui abritèrent René Caillé, le major Alexander Gordon Laing et le docteur Heinrich Barth, dont certaines ont été transformées en musée. Une place abrite le monument "de la Flamme de la Paix" qui symbolise la fin de la rébellion touarègue, le 26 mars 1996. La cérémonie commémorative a lieu tous les ans. En 2007, Tombouctou a également été en compétition pour obtenir le titre de Merveille du Monde moderne, mais elle n'a pas été retenue dans le choix final. Le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de près de cent mille manuscrits détenus par les grandes familles de la ville. Ces manuscrits, dont certains datent de l'époque préislamique remontant au XII è siècle, sont conservés depuis des siècles comme des secrets de famille. Ils sont pour la plupart écrits en arabe ou en fulani, la langue peule, par des savants originaires de l'ancien empire du Mali et contiennent un savoir didactique notamment dans les domaines de l'astronomie, de la musique, de la botanique… Des manuscrits plus récents couvrent les domaines du droit, des sciences, de l'histoire (avec d'inestimables documents comme le Tarikh es-Sudan de Mahmoud Kati sur l'histoire du Soudan au XV è siècle et le Tarikh el-Fetash d'Abderahmane Es-Saad au XVII è siècle), de la religion, du commerce. Le centre de documentation et de recherches Ahmed-Baba (Cedrab), fondé en 1970 par le gouvernement avec l'aide de l'UNESCO, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par le seul centre Ahmed Baba, on estime qu'il existerait jusqu'à 300 000 manuscrits dans l'ensemble de la zone touarègue. Environs 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati. Couvrant l'ensemble des domaines du savoir, les manuscrits sont menacés par les mauvaises conditions de conservation et surtout par le trafic dont ils sont l'objet au profit de riches collectionneurs occidentaux. L’Institut des hautes études et de recherche islamique Ahmed Baba, ont été inauguré en janvier 2009 par le président malien Amadou Toumani Touré, le président sud-africain, Kgalema Motlanthe et son prédécesseur Thabo Mbeki. Construite sur la place Sankoré, sur le site de l'ancienne université Sankoré, les locaux de 4 800 m² comprennent notamment un amphithéâtre de 500 places, une salle de conférence de 300 places et une bibliothèque. Manifestations culturelles Le Festival au désert se déroule chaque année à Essakane à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au mois de janvier. Citations « Le sel vient du Nord, l'or vient du Sud, l'argent vient du pays des Blancs mais la parole de Dieu, les choses saintes, les contes jolis on ne les trouve qu'à Tombouctou. » – Affiché au centre Ahmed-Baba. « Ô toi qui vas à Gao fais un détour par Tombouctou. Murmure mon nom à mes amis et porte-leur le salut parfumé de l'exilé qui soupire après le sol où résident sa famille, ses amis, ses voisins. » – Ahmed Baba (1556-1627). 

7-GAO

Ancienne capitale de l'empire Songhoï, dont l'apogé se situe au XVI siècle est un centre archéologique important avec notamment les célèbres tombeaux de ses souverains ainsi que nombreuses stêles funeraires de marbres remontant au XIIème siècle, les ruines du Palais de Kankou Moussa, le souverain de l'Empire Mandingue.

On vous mènera au tombeau des Askia, vous découvrirez l'artisanat songhoï et celui des touaregs en tresses ainsi que la chambre nuptiale des femmes songhoï.

Si vous désirez celle des femmes touareg sous les tentes et vivre leur vie et leurs coutumes, ils vous faudra partir vers les petites villes désertiques de l'Est, vers Ménaka, Kidal, Tessalit.Vous vivrez les nuits inoubliables du désert.

A travers le Gourma parsemé de petites collines aux formes surprénantes comme la main de Fatima, vous pourrez ici voir la famille des 300 éléphants avant de poursuivre votre route.

 vous pourrez faire un tour à Ansongo voir des familles entières d'hippopotames. A côté non loin de là vous pourrez voir ce qui reste des giraffes.

La ville offre en outre une collection sans pareil dans l'Afrique Occidentale pour l'histoire médiévale du Mali, pour les relations économiques et commerciales entre Gao et la civilisation Islamo-Ibérique dont le touriste se souviendra toujours.

Pour l'histoire africaine, la tradition orale reste un élément très important pour tous les types d'investigations, et c'est de cette tradition que l'on établira l'origine égyptienne du peuple Songhoï. À travers le livre de Félix Dubois on apprendra que le premier roi des Songhoï Dialliaman signifiant "il est venu du Yémen" s'est retrouvé avec son frère dans une ville nommée Kokia, cette ville qui selon le Taariik se situait aux abord d'un grand fleuve présent à l'époque des pharaons, que les Marabouts définissaient comme une ville du pays de Misr (Égypte), et dont les habitants vénéraient un poisson, qui fût tuer par l'un des deux frères ce qui lui vaut d'être désigné comme roi.

 

" quel fleuve voyons-nous sur les cartes, à l'est de Gao? Aucun, grand ou petit sinon le Nil, c'est donc sur ses bords uniquement que pouvait s'élever Kokia" situé près d'un grand fleuve". Dès lors, on s'explique aisément que l'auteur pour indiquer l'ancienneté de la ville, ait dit qu'elle existait déjà du temps des pharaons",et que l'un deux en fait venir des magiciens pour les opposer à Moïse. Il est probable que c'est d'un pays proche et vassal de l'Égypte qu'il dut les appeler. D'autre part, l'Yémen est voisin de la vallée du Nil. L'arrivée de Dialliaman à Kokia est assez naturelle : l'état dans lequel on nous le dépeint à son entrée dans la ville se conçoit, après la traversée du désert qui sépare le Nil et la mer Rouge. Ferais-je observer encore que le culte du poisson-dieu est éminemment égyptien ? Entre autres dieux, les peuples des Pharaons adoraient des animaux, et parmi eux, un poisson du Nil leur représentait la Déesse Hathor " Félix Dubois Tombouctou la mystérieuse. Paris E. Flammarion 1897.

 

Sous Askia Mohammed, fondateur de la dynastie des Askia, cet empire s'étendait depuis l'est du Niger jusqu'à l'océan atlantique et de la frontière du pays Binoko jusqu'à Teghezza et ses dépendances; la ville de Koukia en est son berceau. Le Songhaï est l'héritier de la renommé du Mali.

 

Tarikh es Soudan nous précise ceci: "Dans leurs annales, les peuples de l'Orient ont relaté le voyage du prince; ils ont marqué leur étonnement de la puissance de son empire, mais ils n'ont pas dépeint Kankan Moussa comme un homme large et généreux. C'est qu'en effet, malgré l'étendue de ses Etats, il ne donna en aumônes dans les deux villes saintes qu'une somme de vingt mille pièces d'or, tandis Askia El Hâdj-Mohammed consacra au même objet cent mille pièce d'or"

Le 30 janvier 1468, Sonny Ali vient au secours du Tombouctou-Koï (administrateur de la ville) mettant ainsi fin à 34 années  de pillages et de massacres perpétrés par les  touaregs sur la ville de Tombouctou. Ces mêmes touaregs deviendront les vassaux de l'empire songhaï sous le règne des Askia de Kaoga et seront tenus dès lors de livrer des troupes en cas d'attaque ou de conquête, et de payer une redevance à l'empire Songhaï. Le Bara, pays des Berbères Senhâdja-Nou sera conquit peu de temps après par Sonni Ali s'en suivra la chute de toutes les villes berbères des environs ainsi que du pays de Kounta.

 

 L'Empire Songhay fut le plus puissant état connu dans l'histoire du Soudan occidental, sa prospérité reposait principalement sur un commerce transsaharien, qui favorisait le développement des villes telles que Tombouctou, et Gao (ville productrice de poudre d'or, la première selon l'auteur Bekri,) qui de par sa position géographique sur l'une des routes menant de l'Égypte au Ghana, (pays de l'or), devait grandement bénéficier de ces apports commerciaux.

 

le roi entreprenait beaucoup d'expéditions en dehors du pays, afin d'acquérir d'autres biens (butins) c'est ainsi qu'en 1513 il alla en Kachena, et  en 1514 fit campagne contre le sultan d'Agadez, El-Odâla.

 

En 1539 Askia Ishaq 1er monte sur le trône, et le roi du Maroc, Ahmed Maulay cru bon d'asseoir son autorité en lui demandant de lui livrer les mines de sel situées à Teghezza. Voici ce que le roi du Songhaï lui répondit :

 

 "Le Ahmed qui a écouté ces conseils ne saurait être l'empereur actuel du Maroc et quant à l'Ishaq qui l'écoutera ce n'est pas moi; cet Ishaq-là est encore à naître."

 

Tarikh es Soudan nous dit; "que le roi envoya en retour deux mille de ses touaregs leur demandant de saccager l'extrémité de la région de Dra'a du côté de Merrâkeck, de ne tuer personne et de revenir sur leurs pas".

 

 

 

 Il ajoute aussi que "le roi Askia Mohammed soumit les peuples par le glaive et par la force jusqu'au Teghezza et qu'il fut aussi docilement obéi dans tous ses états que dans son propre palais".L'empire du Songhaï était divisé en provinces, cantons, villages, villes importantes (Tombouctou, Djenné), places fortes (Oualata, Néma, Teghezza).

 

C'est en 1571 que l'Askia Daoud partit au combat contre les Arabes de Bentanda. Il était à la tête d'un contingent d'homme du royaume et de 24 000 touaregs qui montrèrent leurs fidélités à l'empire face aux attaques arabes.

 

Des similitudes existent entre l'Egypte et le Songhoï ainsi comme nous fait remarquer Delafosse: "Dans beaucoup de pays du Soudan, on a usé et use encore des mots Fari, Farima, Farhama, Fama (Mandé), Faran (Songhaï), Fara (Haoussa), Far-Ba (Ouolof), qui proviennent peut être de la racine Far: signifiant sommet, cime, chef, prince, d'où dérive également le titre des Pharaons".

 

Ps:Ces racines étymologiques confirment aussi l'appartenance de l'Egypte à l'Afrique noire

 

Askia Mohammed passe pour être un roi juste, le voyageur Ibn Battûta nous dit à travers ses mots ce qu'il a trouvé de juste et de bon chez les Nègres: " les actes d'injustices sont rares chez eux; de tous les peuples, c'est celui qui est le moins porté à en commettre, et le Sultan (roi nègre) ne pardonne jamais à quiconque s'en rend coupable. De toute l'étendue du pays, il règne une sécurité parfaite; on peut y demeurer et voyager sans craindre le vol ou le rapine. Ils ne confisquent pas les biens des hommes blancs qui meurent dans leur pays, quand même la valeur en serait immense, ils n'y touchent pas; au contraire, ils préposent à l'héritage des curateurs choisis parmi les hommes blancs et il reste entre leurs mains jusqu'à ce que les ayants droit viennent le réclamer."

Ayant échoué sous  Askia Ishaq 1er le sultan du Maroc entreprit alors de conquérir l'empire sous le règne de l'Askia Ishaq II. La bataille qui en résulta en mars 1591, à Tondibi, à proximité de Gao, mit fin au puissant Empire Songay, la dernière importante organisation étatique du Soudan occidental médiéval.

-8-KIDAL

L'Adrar des Ifoghas est un massif montagneux situé au nord-est du Mali. Il fait partie des principaux massifs montagneux du Sahara, avec l'Aïr, le Hoggar et le Tibesti.

Les habitants de l'Adrar des Ifhoghas, se nomment les Kel Adagh, le terme Kel Ifoghas se rapportant spécifiquement aux membres de la tribu des Ifoghas.

Sa superficie correspond à la moitié de la France, soit approximativement 250.000 km². La région est jonchée d'empilements granitiques sous formes de blocs très érodés. Les vallées y sont larges et peu encaissées ; elles s'ouvrent à l'est sur la plaine du Tamesna, à l'ouest sur le fossé du Telemsi, au sud vers le bassin occidental de l'Azawagh et au nord sur le Tanezrouft.

Le nom originel de l'Adrar des Ifoghas est Adagh (la montagne). Ce nom a été attribué par l'administration coloniale française pour éviter par ses troupes une confusion avec Adrar en Mauritanie qui était également occupé par la France. Ce massif montagneux situé en plein cœur du Sahara accueille une importante population touarègue, les montagnes jouant dans le désert le rôle de puits.

En tamasheq, Adrar signifie montagne. Quant au mot ifogha, il vient du clan aristocratique touareg "Kel Ifoghas" qui exerce depuis plusieurs générations un rôle politique prédominant dans la région. Ce sont des éleveurs de chameaux, de chèvres et de moutons dont ils font le commerce.

L'Adrar des Ifoghas est riche en gravures rupestres et l'on y trouve de nombreuses gueltas.

C'est une région appreciée pour les treks.

Kidal, chef-lieu de la 8e région du Mali.

Le premier poste militaire fut établi à Kidal en 1908 par le commandant Bertix, puis l'année suivante le lieutenant Lanceron commença la construction du premier fort de Kidal. Un deuxième fort plus important sera érigé en 1917, et agrandi en 1930. Ce fort est toujours présent actuellement.

Kidal a été un haut lieu de la rébellion touareg, associé à de nombreux fait d'armes au début des années 1990. En mai 2006, après des années de calme, une rébellion s'organisa face au mécontentement suite à l'application des accords qui avaient suivi les rébellions des années 1990. Avec l'accord des parties concernées une médiation fut organisée par l'Algérie, médiation qui déboucha sur les accords d'Alger.

Signalisation bilingue à l'entrée de Kidal. Sur le côté gauche du rocher, Kidal est écrit en caractères tifinagh .L'artisanat local est regroupé au sein du bâtiment du marché des artisans.

En plus d'être la capitale de la région, Kidal est le chef-lieu du cercle du même nom qui regroupe les localités de Kidal, Essouk et Anefis.

Par BOUBAKAR BOCOUM - Publié dans : TOURISME
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Mercredi 8 avril 2009 3 08 /04 /Avr /2009 13:12
INVESTIR AU MALI 

L’économie du Mali reste dominée par le secteur primaire et notamment agricole.
Les secteurs secondaire (industrie) et tertiaire sont peu développés.
L’agriculture est confronté à des difficultés récurrentes : sécheresses répétitives depuis les années 1970, baisse du prix des matières premières produites, comme le coton, hausse des coût de production (intrants et carburants). La production aurifère est importante au Mali. Le secteur industriel étant peu développé, le Mali importe une grande partie des biens de consommations.
Le Mali est également confronté au problème de la dette. Les organisations internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international) a poussé l’État malien à adopter des politiques d’ajustement structurel avec la privatisation de certains secteurs de l’économie (transport ferroviaire, distribution de l’eau et de l’électricité et récemment la Compagnie malienne pour le développement du textile). La croissance réelle du produit intérieur brut (PIB) est estimée à 5,3% en 2006 contre 6,1% en 2005 et l’inflation a été contenue en 2006 à 1,5% contre 6,4% en 2005. Pour 2007, les économistes tablent sur des taux de croissance de 5,2%. Si le taux de pauvreté a reculé sur la période 2001-2006, il reste très élevé avec une moyenne nationale de 47,4 % en 2006. Les variations géographiques sont importantes : en ville, il atteint 47,4 % et en milieu rural 57,6 %2. L’indice de développement humain (IDH) positionne le Mali en 173e sur 177 en 2007/2008. L’économie du Mali est avant tout agricole. 80% de la population active travaille dans ce secteur qui représentait 44% du PIB en 1995 (16% pour le secteur secondaire et 40% pour le secteur tertiaire). Mais la production agricole est faible, souffrant à la fois d’un manque d’infrastructure en milieu rural, de rendements faibles trop liés aux variations climatiques. En dehors de la région de Sikasso, l’autosuffisance alimentaire n’est pas assurée. La superficie des terres effectivement cultivées est estimée à 3 millions d’hectares soit 10% des terres arables. Le potentiel des terres irriguées est estimé à environ 1 millions d’hectares. Seul 130 000 ha sont actuellement complètement exploité. L’agriculture est pratiquée par 630 000 petites exploitations familiales. La superficie moyenne est de 4,5 ha mais 40% des exploitations ont une superficie inférieure à 3 Ha. Productions des principales cultures en 2001. Culture Production (en tonnes) Mil 722 226 Sorgho 532 572 Riz paddy 670 590 Coton graine 250 059 Maïs 204 921 Fonio 12 569 Patate 15 627 Igname 5 982 Manioc 1 426 Haricot 23 703 Arachide 166 270 Tabac 691 Céréales Paysans maliens cultivant le riz Les céréales constituent la base de l’alimentation des maliens, notamment en milieu rural (220,13 Kg/an/habitant contre 154,51 Kg/an/habitant en ville)4. Face à la pénurie alimentaire observée en 2005 suite à l’invasion acridienne et à la sécheresse, le Mali a connu une flambée des prix de denrées agricoles. Entre octobre 2004 et juin 2005, le kilogramme de mil, base de l'alimentation est passé de 105 à 161 francs CFA, celui du maïs de 103 à 167 francs CFA et celui du riz de 272 à 289 francs CFA.
Pour maîtriser cette inflation des prix des denrées de bases, le gouvernement a décidé d’exonérer de Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 600 000 tonnes de riz et 100 000 tonnes de maïs importés, ainsi que la distribution gratuite de 8 500 tonnes de céréales dans les zones menacées de famine du Sahel6. Pour la campagne 2005/2006, grâce à une bonne pluviométrie lors de la saison des pluies, la production céréalière est estimée à
3 136 592 tonnes, en hausse de 10,3% par rapport à la campagne précédente7. La culture du riz contribue à hauteur de 44 milliards de francs CFA au PIB, soit 5%. La principale zone de production est celle de l’Office du Niger qui représente 40% de la production totale malienne estimée entre 700 000 et 900 000 tonnes selon les années. La productivité de la filière riz au Mali, l’une des plus importantes en Afrique, ne permet pas d’assurer la protection des producteurs locaux face aux importations. L’application des politiques d’ajustements structurels rend la production nationale vulnérable face aux importations de riz subvention par les pays développés. Coton La filière coton, avec une production de 580 000 tonnes en 2004, représente 15% du Produit intérieur brut (PIB). Environ trois millions de maliens vivent directement ou indirectement de la culture du coton. Le coton est, après l’or, la deuxième source d’exportation avec 187 milliards de francs CFA en 20049. Pour la campagne 2005/2006, la production de coton graine est estimé à 600 100 tonnes contre 585 000 pour la campagne précédente7. Premier pays africain producteur de coton, le Mali est vulnérable aux fluctuations des cours de l’« or blanc » et est menacé par les subventions européenne mais surtout américaine accordés aux producteurs occidentaux qui rend le coton africain non compétitif. Le Mali, avec d’autres pays comme le Burkina Faso ou le Tchad demandent la suppression de ces subventions. La production et la transformation du Coton sont organisées par la Compagnie malienne pour le développement du textile (CMDT). Cette entreprise d’État créée en 1974 connaît des difficultés importantes dues aux fluctuations du cours du coton sur le marché mondiale mais aussi à une mauvaise gestion. Son déficit pour l’année 2004/2005 est évalué à 50 milliards de francs CFA. Sa privatisation, exigée par le Fonds monétaire international, est prévue pour 2008. Le gouvernement malien a décidé de créer des filières couvrant l’ensemble des régions productrices. Ces filières seront vendues avec la possibilité pour les producteurs d’entrer dans leur capital social8. Les paysans producteurs de coton sont majoritairement opposés à cette privatisation. Réuni à Fana en juillet 2005, le Forum des peuples a, à travers une pétition, réclamé l’abandon de la privatisation de la CMDT. La production de coton « biologique et équitable », cultivé depuis 1998 dans les cercles de Kolondiéba, Yanfolila et Bougouni, a atteint 386 tonnes en 2005 et concerne 1700 producteurs de coton. L’élevage Marché au bestiaux de Fanafiè, commune de Kambila L’élevage représente 10% du PIB. Elle est la principale ressource de 30% de la population. Composition du cheptel malien en 2003. Animal Nombre de tête Bovins 7 630 180 Moutons 6 825 500 Chèvres 9 324 000 Cheval 213 190 Anes 788 000 Chameau 300 000 Porcs 100 400 Volailles 23 000 000 75% du bétail malien est constitué de troupeaux transhumants. L’élevage est l’activité principale des peuls et des touaregs. Le bétail est le troisième produit exporté par le Mali, après l’or et le coton. Cependant, ce secteur a pâti de la crise ivoirienne. La Côte d’Ivoire était le premier importateur de bétail malien, devant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, le Ghana, le Burkina Faso et le Niger. Pêche et pisciculture Pêcheurs sur le Lac Sélingué La pêche représente 90 milliards de francs CFA, soit 4,2% du Produit intérieur brut13. La production halieutique se situe autour de 100 000 tonnes par an dans les années de pluviométrie normale. La pêche est pratiquée par environ 71 000 pêcheurs (essentiellement des bozos) permettant de faire vivre de 256 400 personnes. La filière pêche dans son ensemble emploie environ 8% de la population active. Christophe Breuil, Revue du secteur des pêches et de l’aquaculture : Mali pour l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, septembre 1996. Les principales zones de pêches sont situées dans le delta central du Niger (80% de la production totale) et les lacs des barrages de Sélingué et Manantali. La baisse des niveaux de cours d’eau due au déficit de pluviométrie, entraînant une stagnation des captures halieutiques depuis 3 décennies, ainsi que l’augmentation de la population fait que la demande croissante en poissons, une des principales sources de protéines pour la population a du mal à être satisfaite. Le Mali attend développer la pisciculture qui est encore à l’état embryonnaire. Concertations paysannes sur la Loi d'Orientation Agricole du Mali.
En 2005, d'importantes concertations paysannes ont eu lieu dans le cadre du processus d'élaboration de la Loi d'orientation agricole (LOA) du Mali afin que les préoccupations, points de vue et propositions des paysans constituent le cœur des orientations politiques maliennes15. Vous pouvez également consulter le mémorandum paysan remis au gouvernement du Mali accordant une place méritée à tous les acteurs des concertations paysannes ainsi qu'aux méthodes mises en œuvre pour que le point de vue des paysans et paysannes soit respecté dans la transparence et la démocratie. [5] et [6] La Loi d'Orientation Agricole a été adoptée le 16 août 2006. De nombreuses réformes doivent suivre son adoption. Plusieurs actions de communication auront lieu pour faire connaître la LOA aux populations et aux partenaires du Mali. 16 Matières premières et énergies [modifier] Or La première société de production d’or de Kalena a été mis en service en 1984. L’exploitation de nouveaux gisements à Loulo, Faboula, misséni, Morila et Yatela a permis à l’industrie aurifère de prendre son essor dans les années 1990 17. Le Mali est devenu le troisième producteur d’or en Afrique (derrière l’Afrique du Sud et le Ghana) avec une production de 63 tonne en 2002, production qui a doublé entre 2000 et 2002. En 2006, la production était de 61,3 tonnes18. Entre 1997 et 2005, la production d’or a rapporté au Mali plus de 600 milliards de francs CFA. 19 L’or est la première exportation avec 394,4 milliards de francs CFA en 200620. L’or représente 15 % du PIB et 70 % des recettes d’exportation. La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), a rendu public à Bamako en septembre 2007 un rapport intitulé "Mali, l’exploitation minière et les droits humains". Selon ce rapport, l’exploitation aurifère profiterait davantage aux compagnies minières qu’à l’État et aux Maliens. En effet, les compagnies seraient responsables du faible taux de recouvrements des recettes non fiscales de l’État. Selon le ministère malien des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, les réserves d’or estimées à 800 tonnes seraient épuisées en 2014. En 2007, il ne resterait que 374,3 tonnes. Le gouvernement cherche à diversifier la production minière, notamment en mettant en valeur des ressources en pierres précieuses et semi-précieuses dans différentes régions maliennes, notamment à Daikon dans le cercle de Bafoulabé, Bougouni, Falémé, cercle de Kéniéba et dans le massif de l’Adrar des Iforas. De nouvelles mines d’or devraient être ouverte en 2009 : Kara koto (région de Kayes), Syama et Kodaira (région de Sikasso) . Pétrole Des recherches pour l’exploitation pétrolière sont actuellement en cours au Mali. Un premier forage pourrait être installé en 2008. Énergie La consommation énergétique provient en grande partie (81%) du bois et du charbon de bois, largement devant les produits pétroliers (16%) et l’électricité (3%). Cette surconsommation des produits du bois (6 millions de tonnes en 2002) créé une pression trop forte sur les forêts et accélère la désertification. Un projet de politique énergétique nationale a été approuvé par le Conseil des ministres le 29 mars 2006. Il doit notamment permettre : de réduire la part des combustibles ligneux dans la consommation globale de 81% actuellement à 70% en 2010 et 60% en 2015. de sécuriser et accroître la couverture électrique du pays de 14% en 2004 à 45% en 2010 et 55% en 2015. d'accroître la part des énergies renouvelables dans la production nationale d'électricité de moins de 1% en 2004 à 6% en 2010 et 10% en 2015. Des initiatives intéressantes pour l'utilisation du biogaz 27 et de foyers améliorés 28 ont lieu afin de répondre aux besoins énergétiques des populations tout en préservant les ressources ligneuses. Seul 16,7% de la population a accès à l’électricité, mais dans les zones rurales ce taux n’est que de 1%. Pour favoriser l’électrification des zones rurales, le ministère de l’énergie et des mines a créé l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et de l’électrification rurale (Amader)29. Selon l’OCDE, l’électricité malienne est fournie à 80 % par les centrales hydrauliques et à 20 % par les centrales thermiques. D'importantes coupures d'électricité continuent d'avoir lieu dans les mois de mai et juin, quand les barrages n'ont pas recueilli assez d'eau. Plusieurs villes ainsi que la capitale sont privées de courant plusieurs heures par jour. Cela est particulièrement dommageable pour les industries et les services. Industrie Le recensement industriel réalisé en 2006 dénombre 406 entreprises industrielles dont 343 en activité. La plupart, 70 %, sont installée dans le district de Bamako. Les entreprises industrielles employaient 17593 personnes en 2006, contre 13127 personnes en 2002, soit une augmentation de 34% en quatre ans. En 2005, ces entreprises ont réalisé un chiffre d’affaire de 897 milliards de francs CFA31. Il s’agit essentiellement d’industrie de transformation de la production agricole : biscuiterie, pâtes alimentaires, confiseries, conserverie, brasserie, boulangerie, huilerie, sucrerie, laiterie, usine textile et de tabac. La plus grande partie de la population travaille dans le secteur informel. Tourisme Avec près de 80 milliards de francs CFA générés en 2005, le tourisme est devenu un secteur important de l’économie malienne, avec la création de 17 000 emplois dans cette filière32. Le nombre d’hôtel est passé de 53 en 1990 à 242 en 2005. Le tourisme devrait connaître un nouvel essor dans les prochaines années. Il est envisagé d’accueillir 300 000 touristes en 2009 contre 112 654 enregistrés en 2004. Le tourisme est concentré actuellement dans trois régions : le pays dogon, Djenné - Mopti et Tombouctou. La volonté des autorités est de développer des nouvelles régions touristiques autour du pays mandingue, la boucle du Baoulé, et le Gourma. Mais le manque d’infrastructures hôtelières et l’état des routes restent des freins au développement du tourisme. Politique économique Les politiques d’ajustement structurel imposées par le Fonds monétaire international (FMI) depuis les années 1970 ont conduit les gouvernements à réduire les budgets sociaux consacrés aux dépenses d’éducation et de santé. La dévaluation du franc CFA en janvier 1994 a plongé un nombre important de familles dans des situations d’extrême précarité. Ces politiques, tout comme la démocratisation du pays, ont cependant rassuré les investisseurs étrangers. Les ressources minières Le Mali dispose de gisements identifiés d'or, de minerais de fer, de bauxite, de phosphates et de marbre. Les perspectives actuelles pour le développement d'une industrie minière basée sur l'exploitation de l'or sont très prometteuses comme le témoignent les accords conclus récemment pour l'exploitation des mines d'or de Syama II, Loulo et Sadiola. L'or occupe la 3ème place dans les recettes d'exportation du Mali après le coton et le bétail sur pied. Les exportations au cours des cinq à dix prochaines années pourraient être de 10 à 15 tonnes d'or par an par comparaison aux 4,3 tonnes produites en 199O. Le secteur des mines est l'un des moteurs de la stratégie actuelle de développement du Mali. Conformément aux orientations du programme gouvernemental, la politique minière s'articulera autour des principaux axes suivants : * la poursuite et l'intensification des travaux de prospection et d'évaluation des indices (notamment l'or) et leur mise en exploitation, * la mobilisation des moyens matériels et financiers et leur utilisation à travers des structures adaptées, * l'élaboration d'un cadre législatif, réglementaire et institutionnel adéquat définissant entre autres, le rôle de l'Etat, ses formes d'intervention, la place du secteur privé et ses relations avec l'Etat, * le développement d'infrastructures de base adéquates (énergie et voies de transport). Dette La dette, qui n’était que de 55 milliards de francs CFA en 1968 a atteint 1 700 milliards de francs CFA en 2001, ce qui représente quasiment son PIB annuel (99%) et six fois le budget de l’État et 1766 milliards de francs CFA en 2003. En 2005, le service de la dette s’élève à 90,69 milliards de francs CFA. Selon une étude réalisée par la Coalition des alternatives africaines dettes et développement (CAD-Mali), il faudrait le sacrifice de 4 générations, soit 106 années, pour rembourser intégralement cette dette35. Le Mali a bénéficié en 2000 d’une réduction de 158 milliards du service de la dette au titre de la première phase de l’initiative pays pauvres très endettés (PPTE). Cette réduction de dettes a été accordée suite à l’engagement de l’État malien de privatiser de larges secteurs de l’économie et de réduire les dépenses publiques. En 2005, le G8 a pris la décision d’annuler la dette multilatérale du Mali s’élevant à 1 060 milliards de francs CFA. Privatisation et libéralisation de l’économie Sur la pression d’organisations internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, le Mali a mis en place une politique d’ajustement structurel qui consiste à libéraliser l’économie (liberté des prix, fin du monopole pour l’importation et l’exportation, privatisations). Pour le CAD-Mali, cette politique d’ajustement structurel n’a pas permis au pays de sortir de l’étau de la dette toute en appauvrissant une partie de la population, les privatisations entraînant une nombre élevé de licenciements. La société Énergie du Mali (EDM) chargée de la production et la distribution d’électricité et d’eau potable avait été privatisée et rachetée pour 60% par la société SAUR, filiale du groupe français Bouygues. Pourtant, en 2005, le gouvernement malien a décidé de racheter EDM contestant les choix de gestion du groupe Saur, basés sur une augmentation du prix de vente de l’électricité et de l’eau. Au niveau des télécommunications, une licence globale a été accordée à un opérateur privé, Ikatel, venant ainsi faire concurrence à la société publique Sotelma et sa filiale de téléphonie mobile Malitel. La privatisation de la Sotelma est prévue vers 2007. La régie des Chemins de fer du Mali qui exploitait la partie malienne de l’unique ligne de chemin de fer entre Bamako et Dakar, a été privatisée en 2003 et vendue à Transrail, un consortium canadien. Transrail a donné la priorité au fret au détriment du transport de voyageurs. Les deux tiers des gares ont été fermés (26 sur 36), ce qui entraîne une perte de ressources pour les habitants des localités concernées. En effet, l’arrêt des trains dans ces localités permettait le commerce. 612 salariés de l’ancienne régie ont été licenciés. Désenclavement du Mali Le Mali souffre de son enclavement. Ne possédant aucune façade maritime, il est dépendant des ports des pays de la sous-région, Abidjan était le principal port utilisé jusqu’au déclenchement de la Guerre civile de Côte d'Ivoire. Depuis, les ports de Lomé au Togo et Nouakchott en Mauritanie, ainsi que Dakar au Sénégal ont pris la relève. Mais les infrastructures routières insuffisantes sont un frein et le gouvernement malien a décidé de faire du désenclavement une priorité : des travaux sont en cours ou prévus sur les liaisons routières entre Bamako et Dakar, Nouakchott et Conakry. Un pont sur le fleuve Niger a été construit à Gao. Commerces extérieurs Les exportations maliennes ont totalisées en 2004 près de 513 milliards de francs CFA, avec deux grands secteurs qui sont l’or (270 milliards de francs CFA) et le coton (187 milliards de francs CFA). Les exportations sont en recul par rapport à 2003 (577 milliards). Les importations s’élèvent à 716 milliards de francs CFA. La balance commerciale accuse un déficit d’environ 203 milliards de francs CFA. Accords de partenariat économique Les négociations pour des accords de partenariat économique (APE) entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l'Union européenne (UE) sont en cours pour donner suite à l'Accord de Cotonou. Ils ont pour objectifs de libéraliser davantage les échanges commerciaux en instaurant, entre autres, la réciprocité dans les préférences commerciales. Ces négociations sont menés par les sous-ensembles régionaux, notamment la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest pour l'Afrique de l'Ouest. La CEDEAO s'est impliqué dès le début des négociations et a produit plusieurs analyses sur l'impact de ces accords et se prononcent contre la signature ou pour une prolongation des négociations au-delà du délai limite du 31 décembre 2007. Plusieurs organisations de la société civile protestent contre les impacts négatifs de ces accords s'ils sont signés en l'état39. Les pressions de l'Union européenne sont très fortes; des États ont dénoncé des menaces de réduction d'aide au développement si ces accords "commerciaux" ne sont pas signés à la date prévue. Le secteur de l'agriculture sera fortement touché; une déstructuration de plusieurs filières agricoles est évoquée, avec son lot de conséquences socio-économiques pour les populations rurales. Cette appréhension repose sur l'expérience d'autres pays connaissant des accords de libre-échange depuis plusieurs années, tels que la Jamaïque. Les industriels africains se mobilisent également contre la signature des APE dont la conclusion sur les bases proposées aurait pour conséquence "la disparition des industries africaines naissantes et fragiles"; ils n'ont pas confiance dans l'efficacité et de l'effectivité des mises à niveau proposés dans les délais prescrits. Intégration régionale Le Mali est membre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, la Communauté des États sahélo-sahariens, l’Autorité de Liptako-Gourma. Aide étrangère Le Mali bénéficie de l’aide internationale, qu’elle soit fournie par des organisations internationales (FMI, Banque mondiale, Banque africaine de développement) ou par des programmes bilatéraux (Union européenne, Luxembourg, France, Allemagne, Pays-Bas, Canada, États-Unis). Jusqu’en 1991, l’Union soviétique était un partenaire important du Mali. De plus en plus, les pays arabes comme l’Arabie saoudite ou la Libye ainsi que la Chine aident le Mali. L’argent envoyé par les émigrés en Europe et particulièrement en France, originaires principalement de la région de Kayes, est une source de revenus essentielle, dépassant l’aide au développement octroyée par les « pays riches ».Le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine estime à 4 millions les Maliens vivant et travaillant à l’étranger, dont 3,5 millions en Afrique, 200 000 en Europe dont plus de la moitié en France.
Par BOUQUERTY
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